Home

Comet Foto AG, 1985

Al Imfeld (1935-2017) – écrivain et journaliste, agronome tropical, spécialiste des religions et conteur, connaisseur de l’Afrique et médiateur de la culture et de la littérature africaines, chez lui dans le monde entier – et en particulier en Suisse et sur le continent africain.

☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉

« Le fait qu’Al Imfeld obtiendrait quatre diplômes de fin d’études, qu’il serait chez lui sur les quatre continents et qu’il aurait des connaissances aussi vastes que celles d’un homme de la Renaissance, n’a pas été chanté dans son berceau. Ce fils de petit paysan de la région du Napf est l’un des constructeurs de ponts entre les cultures les plus originaux ». (SRF Swisstipp 18.1.2010)

☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉

« Je suis comme un chien de garde qui sent quelque chose. Même s’il n’y a encore rien de dangereux, il doit se lever et commencer à aboyer. Ce sont justement les mouvements idéalistes qui glissent très souvent et rapidement vers l’autojustification. En revanche, j’ai constamment des craintes. Il est alors de mon devoir d’avertir : « Faites attention maintenant ! Ne jouez pas au plus fort ! » (Entretien avec Willy Spieler, Neue Wege 3/1995)C’est aussi le cas lors de mes rencontres hebdomadaires du mercredi et du samedi : Le sérieux est accompagné du rire, les nouvelles sont suivies de discussions autour d’un verre de vin et d’un plat. Tout cela est solidaire, renforce et montre que personne n’est seul. Le monde n’est solitaire que si nous nous en détachons et croyons en plus que le monde devient différent lorsque nous pleurons et que nous nous affligeons ». (Al Imfeld : Lettre annuelle 2013/2014)

☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉

« Le dogmatisme était étranger à Al Imfeld, il se méfiait des doctrines pures. Il croyait plutôt au bon mélange : de tradition et de nouveauté, d’écologie et d’industrie, d’Afrique et d’Europe, de christianisme et d’animisme. Ou la ville et la campagne, comme dans son dernier livre « Agrocity. Une ville pour l’Afrique ». Il avait appris le mélange auprès de cuisinières et de chamans africains. Il a écrit sur le pouvoir émancipateur du cube Maggi et sur un guérisseur qui se fiait au pouvoir magique du Coca-Cola – une boisson qui venait d’un pays aussi puissant devait porter en elle quelque chose de ce pouvoir ». (Bettina Dyttrich, WOZ, 23.2.2017)

☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉

« En 2015, Al Imfeld a érigé un dernier monument à la nostalgie africaine qui l’habitait depuis toujours et à sa connaissance du continent et de ses habitants pour l’anthologie de 800 pages « Afrika im Gedicht », un inventaire impressionnant qui donne une image multicolore et de référence de la poésie africaine. Cela restera – ainsi que les souvenirs d’un homme qui défendait imperturbablement ses convictions et ne se contentait pas d’affirmer son engagement, mais le vivait ». (Urs Bugmann, Magazine culturel 2017)

☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉ ☉

« Peut-être que tout ce qui est inhumain dans le monde m’a rendu malade. Et pourtant : je continue à me battre ! Et cela sert à quelque chose, ne serait-ce qu’en pensant à mon long combat pour l’Afrique. Oui, nous avons progressé depuis 1960. Partout, le bien dort. Il faut le réveiller et donner le courage de continuer ». (Al Imfeld : Lettre annuelle 2016/2017)